Île de la Tortue,
L'Île de la Tortue est située dans la Mer des Caraïbes. Sa Su
perficie est de 190 km², Côtes 80 km, son point culminant
est 459 m. Sa Population était 30 000 hab. en 2004. L’île de
la Tortue (en espagnol Tortuga) est une île de l’océan Atlan
tique.
Elle dispose de terres d'argileuses qui se prêteraient
facilement à la fabrication de poteries et de briques entrant
dans la construction de maisons et autres ouvrages d’art.
Basse-Terre constituait au XVIIe siècle un centre de trafic
du tabac cultivé sur l’île, du cuir préparé par les boucaniers
sur l’île d’Hispagnola, et des butins faits au dépens des Espa
gnols. Cela fit à la Tortue une réputation de meilleur repaire
des flibustiers des Caraïbes. C’est sur cette île que naquit,
pour se protéger des attaques espagnoles, la confrérie des
Frères de la Côte, constituée de Flibustiers, de Boucaniers et
d’Habitants ou planteurs.
En 1640, François Le Vasseur prit le contrôle de l’île pour
le roi de France Louis XIII, avec le titre de gouverneur.
Accompagné de nombreux boucaniers, il chassa les Anglais
et repoussa sans cesse les Espagnols, ce qui permit le dévelop
pement de la flibuste française. Il devint facile de s’y ravitailler
en vivres et en munitions dès que les aventuriers y déposaient
leurs captures que venaient chercher des bateaux français et
sur tout hollandais C’est ainsi que depuis la Tortue furent
occupées les côtes occidentales de l’île d’Hispaniola, posses
sion espagnole, que les Français appelèrent Saint Domingue.
En 1665 Louis XIV nomma Bertrand d’Ogeron nouveau gou
verneur "de l’ile de la Tortue et Coste Saint Domingue".
D’Ogeron avait mené la vie des boucaniers sur la Côte au
Petit-Goâve, et de planteur à Léogane et à Port Margot.
Il contribua au peuplement de Saint Domingue en assurant
le transport de centaines d’engagés (appelés des 36 mois,
la durée de leur contrat).
A l'époque de la signature du Traité de Ryswick en 1697,
qui officialise la présence des Français sur l’île d’Hispaniola
et le partage de ce territoire, l’île de La Tortue est totalement
abandonnée au profit de la grande terre.
Le 25 avril 1712, le Conseil du Cap-Français adopte un arrê
té faisant de l’île de La Tortue un lieu de refuge pour les per
sonnes atteintes de la lêpre. C’était une manière d’officialiser
l’abandon de l’île. Ce qui favorisa l’arrivée des nègres mar
rons, ces esclaves qui ont fui les plantations, au point que les
autorités de Saint-Domingue lancent un nouvel arrêté, le 14
juin 1741, par lequel elles accordent 100 livres pour la captu
re de chaque nègre.
Un nouvelle ordonnance du 27 mai 1766 interdit formelle
ment tout accès à l’île de La Tortue et en nomme gardien,
un certain M. Collineau. En effet, les fôrets de La Tortue
constituent une réserve importante de bois précieux.
A la proclamation de l’indépendance d’Haïti le 1er janvier
1804, l’île de la Tortue fait partie intégrante du territoire du
nouvel Etat d’Haïti. Depuis, bien qu’elle soit une île, La Tor
tue a vécu au même rythme que le reste de la campagne haï
tienne ponctuée parles imtempéries.
A la fin des années 1930, le Père Riou, un ecclésiastique
français que les Américains ont baptisé le "Dr Schweitzer
des Caraïbes" s’installe à la Tortue et met en place quelques
infrastructures d’éducation et de santé grâce à l’aide de cer
tains organismes étrangers. Le Père Riou dit lui-même dans
ses souvenirs qu’à son arrivée si La Tortue était l’île du dé
sespoir, à son départ c’était l’île de la joie. |